Le guide du Hacker pour RSTS-E 8.0

                                ==Phrack Inc.==
                     Volume n°1, Édition n°2, Article 8 sur 9


                       Le guide du Hacker pour RSTS-E 8.0

                        Data Line TWX 650-240-6356


            Rsts est un des système d'exploitation les plus souples disponible
pour la série d'ordinateurs PDP-11. Il peut émuler RSX et RT-11 (bien que
partiellement), et est souvent un bon choix quand plusieurs systèmes
d'exploitations concurrents doivent être en ligne. J'ai été responsable système
sur un 11-23 pendant à peu près un an et j'ai pu étudier un bon morceau de 
l'OS (En oubliant peut-être un peu mon intérim). Cet article s'applique à
la version 8.0 et à toute la série 7. D'ailleur, la version 9.0 l'est aussi -
DEC termine la série des RSTS avec cette version et utilise la 9.0 comme pont
vers VMS pour la série des PDP-11. L'écran de démarage vous dira quelle
version vous êtes en train de bidouiller

            Si le SYSTAT-avant-identification a été désactivé (c'est
probablement le cas), pas de grande inquiétude. Le compte 1,2 doit être
présent sur le système et contient la plupart des utilitaires systèmes. Au
démarrage, ce compte est bien appelé au moins 8 fois pour démarre le
gestionnaire de tâches et mettre les démons en ligne. Changer le mot de passe
de [1,2] est assez pénible - la plupart des responsables système sont trop
paresseux pour le faire, alors, il ne change pas très souvent. Eh oui, le mot
de passe par défaut pour 1,2 est SYSLIB. Cette information devrait raccourcir
le temps pour hacker ces systèmes considérablement dans beaucoup de cas.
Quand vous êtes dans le système, RUN $MONEY. Ça vous donnera tous les
comptes, les KCT's (Billing units) [1], les accès, le temps du système et les
mots de passes, si vous lui demandez. Ne redémarrez pas le programme quand il
vous le demandera, ça réinitialiserait simplement les programmes et pas le
matériel, mais ça pourrait surtout signaler à quelqu'un que le système s'est
fait hacker.

            Personnellement, j'aime encore bien travailler à partir d'un
nouveau compte, alors utilisez RUN $REACT. Créez un nouveau compte, en étant
sûr que le premier chiffre (avant la virgule) soit un "1" pour avoir les
privilèges complets. Acceptez les paramètres par défaut pour le placement des
disques. Pour la taille des Clusters, je préfère 4. C'est assez grand pour
avoir un accès disque rapide, mais assez petit pour ne pas gaspiller de place
dans les petits fichiers. La taille des Clusters est indiquée (CLU ou CLS)
avec MONEY et avec DIR/FULL. Suivez les conventions et vous aurez plus de
chance de passer inaperçu.

            RSTS a l'un des ensembles de fichiers d'aide les plus complets dans
la série des cartes CDC. HELP HELP vous en donnera plus sur les menus moins
courants. Soyez sûr de le faire à partir d'un compte administrateur ou vous
raterez près de la moitié des meilleures commandes. HELP SYSTAT vous donnera
un aperçu de la configuration système et du statu des programmes.

            RUN $SYSTAT (ou juste SYS si le Concise Command Language est activé
[2]). Sur la gauche, on voit un rapport sur les utilisateurs systèmes et toutes
les tâches en arrière plan (démons d'impression, pré-processeur de commandes,
et autres du genre), leur clavier et leur statu (RN=activé [run], ^C=en
attente de donnée d'entrée [waiting for input], DCL=loggé sans activité
[logged on, no program running], DR=écriture sur disque [disk write]). Sur la
droite, on voit une liste de périphériques d'E/S utilisés. Sur la fin, on
trouve le rapport complet des noms des disques (DR:=dur [hard], DU:= disquette
[floppy]), et l'espace alloué/libre. Pour faire quelques ravages, prenez un
KB ciblé, préférentiellement ceux qui traitent de programmes financier. Notez
le travail sur la colonne la plus à gauche. Tapez simplement UT KILL et ils
est complètement coupé, sans plus d'avertissement qu'un message de sortie
[logoff message]. Si c'est fait pendant une écriture sur disque, récupérez les
sauvegardes!!

            Si le fait de gaspiller les ressources est plus dans votre goût,
RUN $VT50PY. Ça vous donne le graphe d'utilisation par tranche de 20 secondes,
ou à chaque fois qu'une touche est frappée. Le programme en lui même utilise
beaucoup de temps CPU, alors, quand l'interval <20>? est demandé, entrez un 1
et regardez le pourcentage EXEC grimper au plafond.

            Si votre style est plus dans le gaspillage de papier, trouvez le
KB: numéro de l'imprimante (KB0: est la console) à partir de SYSTAT quand elle
est en utilisation, ou essayez LP1:. Trouvez un gros fichier (DIR [*,*]*.txt)
et COPY LP1:=nomfichier. N'oubliez pas les deux-points (':') quand vous vous
référez aux claviez ou à l'imprimante.

            Essayez DTR. Si DATATRIEVE est lancé, vous pouvez créer une base
de données de taille ahurissante. Encore une fois, toute l'aide est
disponible. SET GUIDE (configure votre terminal pour le VT-100) et ça vous
accompagnera pendant toutes les étapes


[1] NDT : Je n'ai pas encore trouvé de quoi il s'agit :(
[2] NDT : permet de donner des formes plus courtes aux commandes.

[Traduit de l'anglais par TboWan]